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Contexte

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Vassal de Garance

Race : Humain
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MessageSujet: Contexte Mer 15 Juin - 1:04




CHAPITRE I

 
« Le Temps présent où j'écris les premières lettres de cette phrase est déjà passé.
Le Passé n'existait plus. Le Présent est éphémère. Tandis que le Futur ne s'est pas encore produit, toujours il se muera ; il deviendra présent, ou pas, puis appartiendra à son tour au passé. Le Temps change de nature, et avec lui vient l'Oubli ; il n'y a plus qu'un Voyageur pour observer les Âges sombrer dans le Néant.

Le Temps présent où j'écris les premières lettres de cette phrase est déjà passé.
Voila pourquoi la Langue d'Anthracite doit demeurer immuable et au service de la vérité ; car plus puissante que la Magie, elle seule fige le Temps et prolonge la Mémoire. Pour que celles et ceux qui lisent les témoignages du Passé, puissent en comprendre les erreurs. »


Icare, le Sacrifié ~ Mage Impie et Voyageur.

Combien de vos rêves d'enfants racontaient d'infinis voyages, là où vous étiez de grands guerriers, des héros poursuivants d'impossibles quêtes ?
Vous rêviez d'épopées étranges, merveilleuses, et tandis que vous contempliez les étoiles vous deveniez alors de puissants magiciens.
Mais le temps s'est écoulé... Combien de combats glorieux avez vous livré, aujourd'hui ? Combien de monstres de cauchemars vos épées ont-elles renvoyés dans les abysses avant de dompter le Dragon Noir, pour en faire votre héraut de légende ?
Nombreux ont été les maléfices qui ont tenté d'éteindre la flamme de l'Aventure...
Ah, la bataille fut longue, certes, mais elle ne fait que commencer. Ainsi l'histoire que nous allons vous conter commence par des Mots de Pouvoirs. Ceux qui ouvrent une porte sur le champ de tous les possibles...

Il était une fois...

L'Âge Clément. Celui de Théobald le Juste, Roi d'Anthracite, un vieillard de cœur, généreux et bon croyant, alors pleinement tourné vers son peuple et le culte du divin Panthéon.
Sous son règne, les temps étaient clairs et limpides. Il y régnait un soleil des plus radieux, la terre parcourue d'une brise tiède, et pourtant si rafraichissante en ces jours de labeurs dans les champs. Un détail qui avait son importance. C'était un temps où régnait la plénitude et la tranquillité, à un point tel que mercenaires et guerriers des plus téméraires s'ennuyaient, car tous, nobles et rivaux, savaient respecter le droit primordial de tout à chacun ; celui de vivre et laisser vivre... Oh bien sûr, il y avait bien quelques énarques et riches marchands pour le maudire, alors bien incapables de s'enrichir d'avantage, car forcés de plier l'échine sous le poids de quelques décrets. Un temps peu propice à l'or et au profit.
Des mécontents il y en avait donc, mais le peuple aimait son Roi, lui. Grâce à Théobald tous mangeaient à leur faim, le culte procurait secours aux malades et aux plus pauvres, et jouissaient tout autant d'une saine protection. De cette façon le Roi remplissait à merveille ce devoir et toutes ces responsabilités que les Créateurs confièrent à sa lignée.

Malheureusement, la mort frappa. Théobald le Juste fut assassiné il y a de cela une année.
La longue barbe blanche et les rides creusant le moindre de ses traits, le Roi jouissait d'une longévité extraordinaire comme chaque membre de son lignage. Et malgré cela, tous l'ont vu dépérir d'une manière si subite que les circonstances de sa mort éveillèrent les soupçons. En l'espace d'une nuit seulement, la cour Royale fut à jamais marquée par la fulgurance de son dépérissement ; de ces crevasses rongeant son regard auréolé de cernes noires, de ses joues sans cesse creusées par des ombres plus voraces encore, de ses membres et ses doigts faméliques jaugés par ses yeux hagards... Jusqu'à ce qu'il se torde et se courbe sur son trône, comme achevé par une profonde fatigue ; là où il rendit son dernier souffle.

Sorcellerie ! Crièrent les Prêtres.
Régicide ! Rugirent les Princes.

La mort du Roi donna lieu à l'un de ces damnés vacarmes, indescriptible tant s'en mêlait les cris de stupeurs aux accusations, en passant par les invectives et les jurons. Des jours durant, la cour connu un tumulte sans nom, révélant nombres des jeux politiques. Pernicieux, aussi envieux et avares les uns que les autres, passant par les ambitions des castes bourgeoises ou celles des quelques intrigants s'accrochant au drame pour approcher une famille royale fragilisée. En proie au deuil. Le Roi Théobald révélait être un parfait médiateur, dont la disparition soudaine aura si tôt fait de déstabiliser l’entièreté du Royaume. Tellement, qu'il fut extrêmement ardu pour ses limiers de trouver un responsable parmi ses courtisans. Un meurtre dont résulta un climat de psychose et de suspicion, sans parler des fausses accusations, des faux témoignages, les uns rejetant la culpabilité sur leurs rivaux, et vis versa. En plus de surmonter la tristesse, la cour fut mise sans dessus dessous : les héritiers du Roi, ses fils Erastide et Vernon, cherchaient alors des coupables et leur maudit poison... Sans jamais parvenir au succès.


 
Des rumeurs s'écoulèrent dans les rues de Garance, province et Capitale du Royaume. Certaines craintes se confirmaient, sous la forme de ouï-dire suffisamment abjectes pour monter la tête d'un prince en proie au chagrin, surtout lorsqu'il était question de mettre en péril ses terres, son peuple, jusqu'à son héritage et sa réputation. Bien que le verbiage était à la fois subtile et ambigüe, le bruit qui courrait pouvait se comprendre plus ou moins comme ceci : Vernon, le fils cadet, se voyait couronné Roi, alors qu'Erastide en était le fils héritier. De même qu'à Safre, on entendait dire que ce dernier, Erastide, aurait souhaité régner seul ; qu'après ce Régicide, il se préparait au Fratricide... Du moins, ce n'était alors que des rumeurs, et bien que leurs consonances semblaient vraisemblables, on pouvait encore penser qu'un dialogue suffirait pour apaiser les tensions qu'elles engendraient...

Mais c'était mal connaître les deux frères et leur entourage, car ils étaient jeunes et bien trop fiers, inexpérimentés et noyés dans un chaudron bouillonnant de requins ; la cour Royale. Fallait-il vraiment dépeindre les diverses insultes et provocations qui émanèrent des uns et des autres ? Comme de vieilles rancunes embourbées dans le creux du sable que le va et vient des vagues révéla des tréfonds ; les deux princes se jetèrent leurs reproches à la face, inlassables, sans même qu'il n'y ait plus besoin de rapport.

Ce fut Erastide, prince héritier de Garance qui leva l'épée le premier ; proclamant la guerre qui conduirait ses armées face à Vernon, le prince de Safre. Les bannières rouges marquées d'un Dragon d'Or s'avançaient alors au son des cors et des trompettes d'airain, inexorables, sur des territoires où s'étaient élevés le bleu et le blanc des étendards safriens. La guerre ! La guerre enfin, Nous y voila.


 
« Mon père, ce Banneret au sourire si doux, suivi d'un écuyer qu'il aimait entre tous pour sa grande bravoure et pour sa haute taille, parcourait à cheval, le soir d'une bataille, le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Soudain, il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit. C'était un safrien de l'armée en déroute, qui se traînait sanglant sur le bord de la route. Râlant brisé, livide, et mort plus qu'à moitié, il disait : - A boire, à boire par pitié !
Mon père, alors ému, tendit à son écuyer fidèle une gourde de vinasse qui pendait à sa selle, et dit - Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé.
Tout à coup, au moment où l'écuyer baissé se penchait vers lui, l'homme, une espèce de safroillard, saisit une dague qu'il étreignait encore, et vise au front le bougre en criant : Sale bâtard ! Le coup passa si prêt que la capuche tomba, le cheval se cabrant sur ses jambes arrières !

Donne-lui tout de même à boire, dit mon père.

Plus tard ; non loin, la route, entre deux rangs d’arbres déchiquetés, longe les murs béants d’un verger où se mêlent flèches et carreaux a d’informes monceaux de pierre et de ferraille. Jonché, le sol meurtri des jardins dévastés. Les cendres crépitent, les flammes dévorent. Tout fume encore ; du fond des boyaux empestés monte un affreux relent de mort et de bataille. Les cadavres gisants, dont l'un d'eux qui raille en un rictus hideux, pêle-mêle de chair labourée en un chemin creux. Au fond, l’enclos du charnier, au revers des talus dorment dans la poussière les vainqueurs effondrés sur les corps des vaincus. Parfois, le sifflement de l'ogive d'un trébuchet s'écrase en un cratère qui s’ouvre. Le rocher vrille, il rebondit, il souffle et... foutu, c'est au tour de mes jambes d'être fauchées.
»


Hugo de Chavet, dit Le Cul-de-jatte.
Chevalier et Vétéran de Garance.


 
La gente du Royaume baptisa la frontière qui séparait les deux provinces : L'échine d'Alcide, car en cet endroit, les ravages de la guerre avait rendu la terre désastreuse et noire de cendres... Certes, nul ne se souvient quand l'Histoire, avec un grand H, commença. Nos souvenirs se perdaient dans les rangées poussiéreuses des plus grandes bibliothèques, mais fut une époque où la membrane des ailes écailleuses battait les airs, et son nom, Alcide, résonnait encore dans les songes et les contes pour enfants. Les Dragons ; un temps où la terre tremblait au rythme de leur palpitant, à l’Ère des plus grandes épopées où les Seigneurs du ciel étaient encore vivants. Cette terre dévastée par les combats était un cauchemar qui grésillait encore de braises, à ce qu'on en disait, comme si ces grands carnassiers avaient survolé les plaines, puis plongé en piqué depuis les cieux pour balayer les armées de leur haleine embrasée... Ah, les souvenirs des Gloires passées ; toujours ils revenaient, infatigables.

Oh, certes oui, la guerre faisait encore rage de nos jours, ponctuant la carte de nombreux champs de batailles, qu'ils soient à l'abandon, transformés en bourbier de sang ceignant les macchabées, par légions entières livrées aux mouches et aux corbeaux, mais seulement si les carcasses des pères et des fils du Royaume n'avaient pas déjà attirés quelques Nécrophages... A moins qu'ils étaient gardés par le bois des piques, des palissades et des forts ; autant dire qu'il n'était pas aisé de franchir cette frontière si l'on choisissait de passer par les ponts et les routes, ou du moins, pas sans un sauf-conduit. Car c'est qu'en temps de guerre on se méfiait surtout des espions. L'heure était alors aux fouilles, aux rafles et aux saccages sur l’habitant. L'Homme entrait dans un Âge où le gueux était à plaindre, autant que la donzelle restée plantée là, sur le passage des soldats.



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MessageSujet: Re: Contexte Mer 15 Juin - 1:14




CHAPITRE II

Le Havre, guide spirituel du Royaume des Hommes, réunissant les Prêtres au sein d'une enclave restée neutre, rendant exclusivement hommage aux Créateurs. C'était une vallée magnifique, une merveille des terres d'Anthracite ; une contrée qu'il n'était pas donné de voir tous les jours.
Et si la noblesse avait trouvé ses réponses ; Erastide et Vernon voyant chez l'un et chez l'autre l'assassin de leur père, les limiers et les religieux quant à eux poursuivaient sans relâche leur enquête. Car pour tuer le Roi, on avait usé d'un sortilège des plus sombres et des plus puissants. Tout portait à croire que derrière cet acte odieux se cachait donc un Mage Impie. Un Sorcier qui, s'il n'avait pas déjà passé la frontière, devait croupir quelque part ; dans les cités, les villages.
Souvenez-vous que depuis le meurtre du Roi Théobald on ne traversait plus aussi aisément le territoire, et plus encore depuis la guerre. De cette façon, mettre la main sur ce meurtrier afin de l'entraver des fers, cela permettrait son interrogatoire, dont résulterait non seulement les noms de ses commanditaires, mais également et par extension : la probabilité de mettre fin au conflit.

Restait encore à le dénicher, ce Mage...

Un Mage se trouvait nécessairement auprès de son Cercle, sa communauté, et s'il déambulait indépendamment de ses semblables, alors il serait aisément identifiable. Depuis un an déjà, les missionnaires du Havre s'écoulaient donc à Garance, Safre, et les provinces environnantes, avec une idée en tête : trouver un indice qui les conduiraient à une piste.

C'était ce qu'on appelait La Quête du Havre.

D'abord, il y avait les Prêtres, Clercs et Paladins se dispersant au quatre coin du Royaume. Qu'ils soient à pieds, ou montés sur coursiers et destriers, les missionnaires frappaient aux portes des Cercles afin de quérir la coopération des Mages. L'un des leurs étaient un assassin, ainsi toutes informations utiles pouvant les amener à lui ceindre le cou d'un carcan était bonne à prendre.
Il leur fallait également porter un regard sur chaque individu suspecté d'user de Magie, et vivant à l'extérieur des Cercles. S'adressant à la populace, on incitait à la délation en échange d'une prime pour service rendu. Le Mage errant devait être prudent, tout autant que le serf, car en plus des tracas qui venait avec la guerre, une chose était certaine : si on se posait la question de savoir à qui profitait le crime, ce n'était certainement pas au bon peuple.

Ensuite, il y avait les érudits qui n'en étaient encore qu'à l'épluchage des écritures, ainsi qu'à la consultation des Oracles. Ces derniers, comme un seul être, ne percevaient que des images floues, cauchemardesques tant elle leur insufflaient l'effroi, parcourues et nuages sombres et d'une terre qui s'ouvrait béante sur torrent de flammes.
Jusqu'à ce qu'elles se précisent -tout dernièrement- leur montrant un Capricorne baignant dans les fonds obscures et abyssaux des océans. Une créature que l'on ne trouvait que sur l'île du même nom ; une aberration exclusivement de sexe féminin, pourvue de cornes et d'une queue de poisson. Dans cette vision que lui montrait les dieux, l'Oracle se trouvait submergé dans les profondeurs, la chimère leur tournant autour, maraudant, camouflée dans l'ombre des eaux. Quant alors, prédateur, le monstre surgissait, mâchoire grande ouverte et griffes dehors afin de l'engloutir ! Hoquetant de stupeur, chaque Oracle s'éveillait soudain, tous semblant fiévreux, frigorifiés mais pourtant trempés de sueur.

Les dieux s'étaient exprimés ; une expédition vers l'île du Capricorne se profilait alors. Une périlleuse aventure qui aurait besoin d'être épaulée à la fois par la noblesse nobles et les chasseurs de Monstres, car l'archipel longeant les côtes n'était pas sans risques ; elle demanderait de l'expérience, des ressources, une flotte.
Pour cela, il fallait être convaincant car, malheureusement, parmi eux certains préféraient traduire les présages comme de banales superstitions. Une version bien plus aisée à pardonner, que d'admettre que pareille entreprise entravait les ambitions personnelles des uns, et des autres. Comme celle de vaincre Garance, ou Safre, par exemple...


Le Mystère...

Le Mystère n'était pas un phénomène étranger au Royaume d'Anthracite. Il était concevable, et on s'en contentait très bien, car mieux valait parfois ne rien savoir. Surtout lorsqu'il était question de la Magie corruptrice, propre à la Sorcellerie...

Depuis longtemps ce qui se chuchotait timidement dans les chaumières allait bon train ; tous ces mythes et légendes qui imprégnaient depuis fort longtemps l'Histoire et le quotidien des Hommes. Bien que conter un jour, la voix pleine d'angoisse, avoir aperçu au loin le plumage d'un cocatrix pouvait être une chose incroyable à entendre selon la province dont on était originaire. Ces monstres, d'où qu'ils viennent, étaient synonyme de grand danger pour les serfs les plus isolés ; car ces créatures attaquaient systématiquement le bétail ou s'en prenaient aux paysans, sans éprouver la moindre crainte envers l'Homme. Un monstre, un Vestige des Temps Inachevés comme on les appelait, n'augurant plus que la terreur et la famine à venir lorsque, pourtant si rarement, il faisait son nid dans la région...
Il arrivait parfois, également, que l'on découvre un mort, se balançant pendu au bout d'une corde, rôdant alors sur son terrain l'ombre d'un spectre incertain ; une lourdeur que l'on cernerait à des lieues à la ronde tant l'ectoplasme pouvait insuffler dans son sillage toute cette rancœur qu'il avait pu éprouver de son vivant...
L'échevin du village, comme de coutume, faisait poser une tête d'affiche dans les tavernes et les auberges, promettant -tout d'abord à celui ou celle qui pouvait la déchiffrer et n'était pas analphabète- une bourse pleine d'Orins à qui serait suffisamment valeureux pour lui rapporter la tête dudit monstre.

C'était un Magisfer qui s’acquittait de cette tâche ; en général. Les Magisfers étaient des mercenaires vivant en marge, à la fois guidés par l’appât du gain et d'une tête à trancher. Non pas héros, ils étaient des professionnels dont la venue n'augurait jamais rien de bon. Des infréquentables, doués d'une aura de bourreau. Mi-homme, mi-aberration et réputés Sans Peur, mais enlevant les jeunes enfants, à croire ce que les gueux relataient. Exécrables prédateurs, disaient-ils encore, maniant l'acier et le Vif-Rysine en une danse meurtrière. Avec eux venaient toujours d'autres ennuis, bien que, et quoique l'on pensait de ces phénomènes, au moins ils se débarrassaient efficacement de la vermine.

Enfin, tout cela n'était pas coutumier. Vestiges et Aberrations étaient du passé et ne survenaient peut-être qu'à l'arrivée du printemps, suivant les diverses migrations de la faune... Mais pourquoi parler de tout cela, diriez vous ?
Et bien, les Mystères avaient beau faire partie intégrante du Royaume d'Anthracite, il y en avait certains pour se montrer beaucoup plus inquiétants que d'autres ; survenant, comme par une étrange coïncidence, durant cette période de stupeur et de grand tumulte qu'avait provoqué l'assassinat du bon Roi Théobalt.

Au Nord-Est d'une Safre déjà en proie à la guerre, on racontait que les sépultures, tombes et cimetières avaient été dépouillés de leurs défunts... D'énièmes diableries ; Nécrophages... Les mots étaient lâchés à tout va et a qui voulait l'entendre, comme les petites gens en avaient pour habitude. On parlait déjà de démons. De Démons ! Rendez-vous compte ! Des engeances des Royaumes Inachevés, et autres maléfices dont on ignorait tant.
Les propos recueillis, d'abord raillés, ensuite soupesés avec mesure, étaient suffisamment éloquents pour inquiéter d'avantage le Conseil provincial, dont son Mage, lorsque le phénomène se démultiplia, appelant alors à son secours les braves capable de lui apporter des réponses. Et bien que les forêts de Châtaigne, tout comme celles de Safre et Brou-de-Noix, n'étaient pas sans risques, voila qui était chose intrigante et méritait que l'on s'y penche ; que l'on s'y rende, ces histoires accaparant sans mal l'attention des forces en présence.

Vous le sentez, vous aussi, n'est-ce pas ? Alors que les cieux se voilaient lentement de nuages ombrageux, comme s'ils étaient annonciateurs du déluge à venir. C'était là une heure qui marquerait une nouvelle fois l'Histoire. Pour sûr. Un instant où les factions les plus influentes convergeaient en un seul et même point, sans même qu'elles puissent en prendre conscience. Et qui les conduirait doucement, mais sûrement, sur la pente vertigineuse d'une incroyable odyssée...
Ces jours, un mal profond sévissait dans le Royaume d'Anthracite. Car en vérité, c'était de cette façon que l'humain, l'elfe et le halfelin traversaient alors l'arc d'un Âge de Ténèbres.



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